23 mai 2006

Ceux qui privilégient la rupture avec le système actuel, ou a minima, sa réforme vigoureuse.

Je crois au comportement probabiliste dès que l'on considère un nombre important d'individus. A l'évidence, cela s'applique à un pays. Alors, oui, dans ce cas, la structure des institutions d'un pays conditionne effectivement le résultat, indépendamment du bon vouloir des individus isolés.
Je ne considère pas que la dernière élection présidentielle soit le fait d'un hasard, ni que les aberrations politiques à répétitions soient le fait de mauvais choix individuels.

Si le personnel politique élu n'est pas à la hauteur, c'est que le système de sélection est défaillant et que nous l'acceptons collectivement.
Il faut réformer les institutions pour privilégier l'accès au pouvoir de gens honnêtes, compétents, soucieux de l'intérêt général. Le système actuel privilégie les vendeurs d'aspirateurs qui savent faire une bonne campagne de marketing.
Ceci doit disparaître.

Des idées novatrices, des convictions réfléchies, une vision

La mode politique est à la compilation, l'attrape-tout, sur une douce musique d'air du temps. Un tel programme flatte les réactions épidermiques et peut satisfaire des gestionnaires, mais le temps n'est plus à la gestion ni à la flatterie. Les ruptures économiques sont là (sphère financière, internationalisation) ou à venir à très court terme (fin de l'économie du pétrole), les ruptures climatiques ont commencées.
Si on ne veut pas finir comme les habitants de Rapa Nui (Ile de Paques), il faudra un capitaine affrontant la tempête, pas un comptable appliqué à vérifier les comptes du passé.